MATD-ONECI: La modernisation de l’état civil et l’appropriation du nouveau cadre juridique, un défi

 L’Office National de l’État Civil et de l’Identification (ONECI), sous l’égide du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a organisé du 12 au 18 juillet 2026 à Kindia, un atelier régional consacré à la vulgarisation des textes législatifs et réglementaires sur l’état civil et l’identification des personnes physiques, couplé à la poursuite des opérations de numérisation et d’indexation des archives de l’état civil.

Cette rencontre a permis de renforcer les capacités des acteurs locaux sur les lois L/2023/019 et L/2023/020 du 25 octobre 2023, tout en consolidant le processus de modernisation des services de l’état civil à travers l’installation des centres de numérisation, la formation des agents et la mise en place d’un dispositif de suivi et de contrôle qualité.

La clôture des travaux a consacré l’achèvement du cycle des ateliers régionaux et a mis en évidence des résultats encourageants, notamment une meilleure appropriation du cadre juridique, l’identification des défis opérationnels et la formulation de recommandations destinées à renforcer la qualité, la fiabilité et la sécurisation du service public de l’état civil en République de Guinée.🇬🇳 MATD-ONECI: La modernisation de l’état civil et l’appropriation du nouveau cadre juridique, un défi

L’Office National de l’État Civil et de l’Identification (ONECI), sous l’égide du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a organisé du 12 au 18 juillet 2026 à Kindia, un atelier régional consacré à la vulgarisation des textes législatifs et réglementaires sur l’état civil et l’identification des personnes physiques, couplé à la poursuite des opérations de numérisation et d’indexation des archives de l’état civil.

Cette rencontre a permis de renforcer les capacités des acteurs locaux sur les lois L/2023/019 et L/2023/020 du 25 octobre 2023, tout en consolidant le processus de modernisation des services de l’état civil à travers l’installation des centres de numérisation, la formation des agents et la mise en place d’un dispositif de suivi et de contrôle qualité.

La clôture des travaux a consacré l’achèvement du cycle des ateliers régionaux et a mis en évidence des résultats encourageants, notamment une meilleure appropriation du cadre juridique, l’identification des défis opérationnels et la formulation de recommandations destinées à renforcer la qualité, la fiabilité et la sécurisation du service public de l’état civil en République de Guinée.

Vulgarisation de loi LO/2025/035: Discours du Directeur Général des Affaires Politiques

La Direction Générale des Affaires Politiques a organisé lundi 22 juin 2026, sous l’égide du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, un atelier national de vulgarisation de la Loi Organique L/2025/035/CNT du 21 novembre 2025 portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique. Cette rencontre, qui a réuni les acteurs politiques, les institutions de la République, les partenaires techniques et financiers , vise à favoriser une meilleure appropriation des nouvelles dispositions légales encadrant la vie politique nationale. À travers cette initiative, les autorités entendent promouvoir une compréhension partagée de la réforme, renforcer la culture démocratique et consolider les fondements d’une gouvernance politique plus transparente, responsable et conforme aux ambitions de refondation de l’État. A cette occasion, M. Soumaila DIOUBATE, Directeur Général des Affaires Politiques dans son discours de bienvenue a expliqué les innovations de cette nouvelle loi.
C’est avec un profond honneur que je prends la parole ce matin au nom de toute l’équipe de la Direction Générale des Affaires Politiques et en mon nom personnel pour vous souhaiter la plus cordiale bienvenue à cet Atelier National consacré à la vulgarisation de la Loi Organique L/2025/035/CNT du 21 novembre 2025.
Votre présence massive et hautement représentative n’est pas un simple protocole d’usage ; elle constitue, en elle-même, un message d’une éloquence remarquable. C’est dire que lorsqu’il s’agit de poser les fondations de notre destin commun et d’édifier les règles directrices de notre vie démocratique, la Guinée sait s’unir pour ne former qu’un seul bloc, tendu vers l’intérêt supérieur de la Nation.
Mesdames et Messieurs, force est de reconnaître que le dispositif législatif qui régissait jusqu’au 25 novembre 2025 les partis politiques et autres organisations à caractère politique souffrait d’une obsolescence manifeste, peu adaptée à la vitalité de notre démocratie et aux aspirations de notre Nation. Notre espace politique se trouvait ainsi exposé à l’improvisation, à l’informalité et, parfois, à des dérives contraires à la cohésion nationale.
C’est pour remédier à ces dysfonctionnements profonds que le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté la Loi Organique L/2025/035/CNT portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique.
Toutefois, l’adoption d’un texte législatif, aussi rigoureux soit-il, ne constitue que la première étape de l’œuvre réformatrice. Assurer l’appropriation intime de ses dispositions par ceux-là mêmes qui ont vocation à l’incarner est une tâche tout aussi noble et cruciale.
Une loi ignorée de ses acteurs demeure une lettre morte, dépourvue de portée pratique. Une réforme qui n’est pas intériorisée et comprise reste une ambition inachevée. La vulgarisation n’est donc pas un simple exercice d’information ou une formalité de circonstance : elle constitue l’acte solennel par lequel la norme juridique prend corps et s’ancre dans le quotidien de la Nation. Si la loi est la structure de notre architecture démocratique, sa vulgarisation en est l’esprit et le souffle vital.
Je tiens à saluer le leadership de Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, dont les orientations ont permis de faire de cette journée de réflexion non pas un exercice académique de lecture passive de dispositions juridiques, mais une plateforme vivante d’échanges directs, de dialogue constructif et d’engagement mutuel. Car une loi comprise et assimilée est une loi naturellement respectée ; et une loi respectée est le vecteur indispensable de la paix et du progrès social.
C’est le lieu de rappeler les principales innovations majeures introduites par cette réforme, qui redessinent en profondeur l’échiquier politique national :
Elle instaure des critères de représentativité nationale exigeants, fondés notamment sur l’implantation réelle des partis et le nombre de leurs membres, tout en encadrant formellement, pour la première fois, les mouvements politiques, les coalitions de partis politiques et les alliances d’opportunité électorale.
Elle impose aux partis politiques des obligations comptables modernes, l’établissement de rapports financiers annuels certifiés et leur soumission systématique au contrôle des institutions compétentes de l’État, notamment la Cour des comptes, mettant ainsi fin à l’opacité financière.
Elle érige la démocratie interne en principe incontournable, en exigeant la tenue régulière de congrès pour le renouvellement des instances dirigeantes, un quota obligatoire d’au moins 30 % de femmes à tous les niveaux de décision, ainsi que la mise en place d’organes transparents de règlement des différends internes.
Elle institue un système équitable d’aide financière de l’État, reposant sur des critères objectifs liés à la représentativité électorale et assorti de mécanismes rigoureux de contrôle budgétaire.
Enfin, elle organise de manière méthodique, dans le respect scrupuleux des droits de la défense, les procédures de suspension administrative, de cessation d’activité et de dissolution, afin d’extirper l’arbitraire de ces moments critiques.
Au cours de nos travaux, nous poursuivrons trois objectifs fondamentaux :
Partager une lecture commune, limpide et rigoureuse des dispositions de cette loi, afin de lever toute ambiguïté d’interprétation ;
Examiner les incertitudes opérationnelles que suscitent les dispositions transitoires vers le nouveau régime légal et y apporter des solutions concertées et pragmatiques ;
Dépasser la contrainte de la loi pour affermir une conviction collective quant au bien-fondé de cette réforme pour l’avenir de la Guinée.
Mesdames et Messieurs,
Une démocratie pérenne ne saurait s’édifier sur la précipitation, la suspicion ou le flou. Elle se bâtit patiemment par le dialogue républicain, le respect inconditionnel des textes de loi et la confiance que chaque acteur inspire par la cohérence constante de ses engagements.
Je ne saurais clore mon propos sans adresser mes vifs remerciements à nos partenaires techniques et financiers pour leur appui précieux et constant dans l’accompagnement de nos réformes institutionnelles.
Je souhaite des échanges riches et constructifs, et que cet atelier soit le point de départ d’une culture politique renouvelée, fondée sur la légalité, l’éthique et l’amour sacré de la patrie.
Je vous remercie.

Vulgarisation de la loi L/2025/035:Discours d’ouverture de Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation 

Monsieur Ibrahima Kalil CONDE, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a officié ce lundi 22 juin 2026 l’ouverture solennelle de l’atelier  national de vulgarisation de la loi organique LO/2025/032/CNT portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique politique. Monsieur le Ministre à expliquer l’objectif de cette démarche tout en invitant les partis politiques former leurs militants. voici l’intégralité de son discours 

Mesdames, Messieurs,

Je prends la parole ce matin pour procéder à l’ouverture officielle de cet Atelier national de vulgarisation de la Loi organique LO/2025/035/CNT du 21 novembre 2025 portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique.

Mesdames, Messieurs, distingués invités,

Nous sommes réunis ici pour initier une véritable conversation constructive avec la loi, afin de comprendre ce qu’elle exige de nous, ce qu’elle protège en nous et ce qu’elle promet à la démocratie guinéenne.

Guidée par une ambition claire et sans équivoque, la Guinée, sous le magistère de Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, s’est donnée pour noble mission d’édifier un État plus juste, des institutions plus fortes, plus résilientes et une démocratie plus responsable, débarrassée des tares du passé. Cette ambition ne se décline pas en promesses vaines : elle s’incarne chaque jour dans des réformes d’envergure touchant la gestion des deniers publics, la refondation administrative, la lutte sans merci contre la corruption et l’assainissement de notre espace politique.

En cohérence avec cette vision bâtisseuse, le Gouvernement a résolument fait le choix de la refondation structurelle et équilibrée, préférant la reconstruction solide sur des fondations saines aux arrangements superficiels et éphémères du passé. Nous reconstruisons notre Nation sur le roc inébranlable du droit, de la transparence et de la redevabilité.

Mesdames, Messieurs, distingués invités,

Permettez-moi de partager avec vous, en toute franchise, les convictions profondes qui guident notre action à la tête de ce département ministériel, avec le soutien de mes homologues du Gouvernement et sous l’impulsion de Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement :

• Premièrement, je crois fermement qu’il ne peut y avoir de démocratie digne de ce nom sans des organisations politiques structurées, crédibles, disciplinées et sincèrement dévouées au service de la nation et des citoyens, et non l’inverse.

• Deuxièmement, je crois qu’il ne saurait y avoir de saine compétition démocratique sans l’existence de règles du jeu claires, impersonnelles, équitables et scrupuleusement respectées par tous, indépendamment de l’ancienneté, de la taille ou de l’influence de chaque entité.

• Troisièmement, je crois qu’aucune stabilité sociale ne peut s’inscrire dans la durée sans l’ancrage d’une culture profonde du respect absolu des textes légaux. La loi de la République doit l’emporter sur la convenance personnelle ou corporatiste des acteurs.

C’est fort de ces certitudes politiques et morales que notre département a initié cet atelier de vulgarisation historique.

Mesdames, Messieurs, distingués invités,

Il importe de rappeler de façon solennelle que cette loi n’est pas issue de spéculations administratives ou d’une décision unilatérale et arbitraire de l’exécutif. Elle est l’aboutissement logique et la traduction fidèle d’une recommandation majeure issue des Assises nationales de 2022.

Ces Assises ont constitué un moment de dialogue souverain et de catharsis nationale où les fils et les filles de Guinée se sont parlé franchement, traçant ensemble les contours d’une gouvernance publique restaurée. En promulguant ce texte, Monsieur le Président de la République honore un engagement sacré pris devant le peuple souverain de Guinée et démontre que sa parole n’est pas un vain mot, mais un mandat d’action publique rigoureusement exécuté.

Mesdames, Messieurs, distingués invités,

Cette loi n’a pas été conçue comme un instrument bureaucratique destiné à fragiliser ou à restreindre l’action des partis politiques. Bien au contraire, elle est un acte d’émancipation et de clarification. Elle impose la lumière là où l’opacité s’était trop longtemps installée ; elle consacre la redevabilité là où régnait parfois l’irresponsabilité ; elle réclame la démocratie interne là où les destins individuels avaient parfois confisqué les dynamiques collectives. Loin de contraindre ou d’étouffer les partis politiques, cette loi les libère du soupçon permanent, de l’informalité structurelle et de l’improvisation afin de leur permettre d’assumer dignement leur rôle de corps intermédiaires indispensables à l’équilibre démocratique.

Notre pays vient de franchir un jalon décisif dans son agenda politique à travers la tenue rigoureuse des élections communales et législatives, marquant un retour ordonné et serein à l’ordre constitutionnel, où la souveraineté populaire retrouve son expression légitime à travers des institutions représentatives élues.

Mais je tiens à le dire avec la plus grande clarté : le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas l’aboutissement final de notre marche nationale, il en est plutôt la consolidation structurelle. L’œuvre sacrée de refondation de l’État et de rectification institutionnelle se poursuivra avec la même ardeur, la même rigueur et la même intransigeance, car bâtir une Guinée prospère, unie et stable est un chantier de longue haleine qui transcende le calendrier électoral.

C’est précisément pour cette raison que nous avons impérativement besoin de formations politiques fortes, outillées et mûres, dirigées par des femmes et des hommes d’État qui, s’étant approprié la nouvelle loi, sauront se comporter en partenaires fiables de la consolidation démocratique guinéenne.

À cet égard, Mesdames et Messieurs les dirigeants des partis politiques, vos responsabilités devant l’histoire sont immenses :

• Vous devez enrichir et élever le débat républicain par des programmes de gouvernance cohérents et des visions sociétales claires, en rompant définitivement avec les clivages identitaires d’un autre âge.

• Il vous appartient d’assurer la formation de vos militants, de les éduquer à la citoyenneté et de les guider dans la compréhension des grands enjeux nationaux.

• Vous êtes les gardiens de la paix sociale. Il est de votre devoir absolu de préserver la cohésion nationale, de récuser toute forme de violence et de placer l’intérêt de la République au-dessus de toute ambition partisane ou égoïste.

Mesdames, Messieurs, distingués invités,

Les mégaprojets miniers et industriels qui transforment actuellement la physionomie économique de notre pays ne pourront délivrer leur plein potentiel et générer de la richesse pour chaque Guinéenne et chaque Guinéen que si notre environnement sociopolitique demeure stable, pacifique et régi de façon prévisible par la force de la loi. La sécurité juridique et la paix civile sont les préalables indispensables à la prospérité économique.

C’est en cela que je tiens à exprimer ma profonde gratitude à nos partenaires techniques et financiers pour leur appui inestimable à l’œuvre de modernisation institutionnelle de notre pays. Mes remerciements vont également aux facilitateurs et experts mobilisés pour cet atelier, dont les compétences guideront vos réflexions.

Mesdames et Messieurs, unissons nos énergies pour faire de cet atelier national l’acte fondateur d’une Guinée réconciliée avec elle-même, forte de ses lois, respectueuse de ses institutions, où la compétition politique n’est plus une arène d’affrontements fratricides, mais un noble concours d’idées pour le bien-être exclusif de notre peuple.

C’est sur cette note d’espérance et de détermination collective que je déclare officiellement ouverts les travaux de l’Atelier national de vulgarisation de la Loi organique LO/2025/035/CNT portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique.

Je vous remercie.

PLFI 2026 : le MATD passe devant la Commission des lois au CNT

Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, accompagné des membres de son cabinet ainsi des Directeurs et chefs service relevant de son département est passé  ce dimache 29 mars 2026 devant les Conseillers nationaux dans la salle des actes. Cette séance de travail stratégique s’est déroulée dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) pour l’exercice 2026.
Dans dans son allocution, M. Ibrahima Kalil CONDÉ, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a décliné les priorités de son département mais aussi du bilan réalisé en 2025
Il a précisé que le projet de budget que MATD soumet à  l’appréciation des conseillers s’élève à 2 953 milliards GNF, dont pour: lire la suite
Titre 2: 72 milliards GNF pour les dépenses de personnel;
Titre 3: 537 milliards GNF en biens et services;
Titre 4: 49 milliards GNF en dépenses de transferts;
Titre 5: 473 milliards GNF en dépenses d’Investissements
avec un Budget d’Affectation Spécial (BAS) de: 1 820 milliards GNF,
dont:
1 171 milliards GNF pour le FNDL et
649 milliards GNF pour le FODECCON;
Malgré une baisse globale de 24% par rapport à 2025, ce budget reste structuré autour de priorités souveraines et non compressibles.
I. 2026: une exigence budgétaire pour un cycle électoral crédible
L’année 2026 est une année électorale majeure, avec l’organisation des élections législatives et communales.
Les acquis de 2025 sont significatifs :
Formation de 21 732 agents électoraux;
Déploiement de la cartographie électorale;
Mise en place du fichier électoral biométrique ;
Nomination de 54 responsables électoraux territoriaux.
Toutefois, la finalisation du processus exige:
L’inscription effective des crédits électoraux dans le budget de la DGE;
La logistique électorale (matériel, transport, sécurisation);
La formation complémentaire et le déploiement des agents.
Le financement du processus électoral constitue une dépense de souveraineté incompressible.
II. Administration territoriale: consolider l’autorité de l’État
En 2025, le MATD a engagé :
L’acquisition de véhicules pour les administrateurs territoriaux;
La construction et réhabilitation d’infrastructures administrative
– L’équipement collectif des services déconcentrés.
Pour 2026, il est impératif de:
Doter les services de crédits de fonctionnement (carburant, entretien, logistique);
Renforcer les infrastructures administratives à l’intérieur du pays;
Améliorer les conditions de vie et de travail des administrateurs;
Vulgariser et renforcer la capacité des acteurs sur la charte de la déconcentration;
Consolider le découpage administratif à l’effet de stabiliser le territoire national.
Sans moyens opérationnels, la déconcentration reste formelle et l’État territorial inefficace.
III. Gouvernance des frontières et sécurité territoriale
La Guinée partage des frontières avec six pays voisins, ce qui impose une vigilance accrue.
Le MATD intervient à travers :
-La Commission nationale des frontières de Guinée:
La coopération transfrontalière;
La matérialisation et la sécurisation des frontières.
Les besoins 2026 concernent:
La célébration de la Journée africaine des frontières,
Le renforcement des missions de terrain pour renforcer la coopération transfrontalière et garantir la paix avec les pays
voisins; La coordination avec les forces de défense et de sécurité
La gestion des frontières est un enjeu de souveraineté, de sécurité et d’intégration régionale.
IV. Gestion des crises humanitaires et des réfugiés,
À travers l’ANGUCH et la CNISR, le MATD assure:
L’assistance aux victimes de catastrophes (4 487 personnes assistées en 2025);
La gestion des flux migratoires et des réfugiés;
La coordination des interventions humanitaires.
Les défis 2026 inciuent:
Le renforcement des capacités d’intervention rapide;
La prise en charge des réfugiés (notamment maliens et burkinabè)
La sécurisation des zones d’accueil.
La stabilité sociale du pays dépend aussi de notre capacité à anticiper et gérer les crises humanitaires.
V. Décentralisation et régionalisation: une réforme structurante
Le MATD poursuit une réforme profonde de la gouvernance territoriale:
Mise en œuvre de la Politique Nationale de Décentralisation et de
Développement Local (LPN-DDL);
Mise en place des Régions comme collectivités territoriales;
Clarification des compétences et renforcement de la planification territoriale.
Un enjeu central demeure:
La mise à disposition effective et à temps des BAS, notamment pour l’ANAFIC.
Un retard dans les transferts compromet l’exécution des projets locaux et la crédibilité de la décentralisation.
VI. Développement local et financement territorial
Le MATD pilote des instruments majeurs:
Le FNDL (1 171 milliards GNF);
Le FODECCON (649 milliards GNF).
Ces ressources doivent permettre:
Le financement des infrastructures locales;
L’amélioration des services sociaux de base;
Le soutien aux initiatives communautaires.
Le développement local est le vecteur direct de réduction des inégalités territoriales.
VII. Cohésion sociale et citoyenneté
À travers la Direction Générale de la Citoyenneté et de la Paix, le MATD a:
Appuyé 170 initiatives de dialogue communautaire;
Mis en place des centres d’éducation civique;
Formé des acteurs à la prévention des conflits.
En 2026, il s’agit de:
Renforcer les actions de prévention des conflits;
Accompagner le processus électoral par sensibilisation; des actions de
Organiser la SENACIP à temps
Consolider la culture de paix.
Sans cohésion sociale, aucune réforme institutionnelle ne peut prospérer.
VIII. Modernisation de l’état civil et l’identification
Le MATD, à travers l’ONECI, poursuit:
La digitalisation de l’état civil;
La mise en place du registre national des personnes physiques (RNPP) et le registre national de l’État civil (RNEC)
Le déploiement de solutions numériques dans plusieurs communes.
En 2025:
Déploiement dans 28 communes;
Organisation d’audiences foraines dans 375 communes
Recensement biométrique à l’échelle nationale.
Un état civil fiable est la base de l’État moderne, de la citoyenneté et du processus électoral.
IX. SIMANDOU 2040: territorialiser la croissance
Le MATD intègre la vision SIMANDOU 2040 à travers :
L’opérationnalisation Cellule d’Exécution du Programme SIMANDOU 2040;
L’alignement des politiques territoriales sur les projets structurants;
La planification spatiale et l’aménagement du territoire.
La transformation économique doit être territorialisée pour être inclusive.
X. Assainissement du paysage socio-politique : encadrement des ONG et des partis politiques
La consolidation de l’État de droit et de la stabilité nationale passe également par un encadrement rigoureux des acteurs socio-politiques.
En 2025, le MATD a engagé :
Le recensement de 10 687 organisations non lucratives;
L’évaluation de 1062 ONG et mouvements associatifs.;
L’évaluation de 208 partis politiques;
La processus de mise en place d’une plateforme digitale de gestion des ONG
Ces actions ont permis de poser les bases d’un assainissement du tissu associatif et politique, en identifiant les structures actives, conformes et opérationnelles.
Pour l’exercice 2026, il est impératif de:
Poursuivre et systématiser l’évaluation des ONG, afin de garantir leur conformité aux exigences légales et leur contribution effective au développement;
Actualiser les lois 013 et 014 sur les ONG et mouvements associatifs
Renforcer le contrôle et l’assainissement du fichier des partis politiques, notamment en matière de transparence financière, de fonctionnement interne et de représentativité;
Accompagner les acteurs à travers :
⚫ des formations sur le cadre légal et les obligations réglementaires;
⚫ un suivi régulier des activités;
Consolider les outils numériques de gestion et de suivi.
Il s’agit d’un enjeu de gouvernance démocratique et de sécurité nationale. Un paysage socio-politique non maîtrisé expose l’État à:
La prolifération d’organisations fictives ou non conformes;
Des risques de manipulation ou de financement opaque;
Des tensions sociales et politiques.
Assainir le paysage socio-politique, c’est renforcer la crédibilité de l’État, sécuriser le processus électoral et consolider la démocratie.
Il nous faut un budget de souveraineté et d’efficacité
Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Le budget du MATD n’est pas un budget sectoriel ordinaire. C’est un budget électoral, un budget de présence de l’état, un budget de sécurité territoriale, un budget-de ochésion sociale, un budget de développement local.
Réduire ses moyens, c’est fragiliser la finalisation des actions politiques, la stabilité nationale, la transformation territoriale. Donner au MATD les moyens nécessaires, c’est garantir la continuité de l’État, la réussite des élections et la stabilité de la Nation.
Avant de terminer mes propos, je voudrais remercier très sincèrement son Excellence Monsieur le Président de la République pour sa vision éclairée, Monsieur le Premier Ministre pour son engagement, et l’ensemble des membres du Gouvernement pour leurs soutiens ainsi que les cadres du MATD pour leurs appuis techniques depuis ma nomination au sein du Département.