Programme national d’éducation à la Citoyenneté: Discours du Directeur Général de la DGCIP

A l’occasion de la table ronde organisée mardi 07 octobre 2025 à Conakry pour  discuter ensemble du financement du Programme national d’éducation à la Citoyenneté, M. Amirou Diawara, Directeur Général de la Promotion de la Citoyenneté a prononcé son discours de circonstance en présence   de M. Ibrahima Kalil Condé,  Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et les  partenaires.  
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,
Monsieur le représentant de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée,
Mesdames et Messieurs les représentants des institutions bancaires, des entreprises nationales et multinationales,
C’est un plaisir pour moi d’être avec vous aujourd’hui pour discuter ensemble du financement du Programme national d’éducation à la Citoyenneté (PRONEC). Qu’il me soit permis de vous saluer et de vous remercier vivement d’avoir honorer de votre présence à cette table ronde.
En effet, à l’instar des autres pays d’Afrique, la Guinée reste confrontée à plusieurs mutations et contraintes qui imposent une prise en compte des nouveaux défis sur la construction de la citoyenneté à travers l’éducation, la formation et le renforcement de capacités, la protection contre les fléaux sociaux et la promotion économique des jeunes et des femmes.
C’est pourquoi, au niveau de la Direction Générale de la Promotion de la Citoyenneté, le développement d’un programme national d’éducation à la citoyenneté est une nécessité découlant de l’émergence de défis et d’enjeux nouveaux, qui impactent fortement les bases référentielles de la population.
Je tiens à remercier ici, l’UNFPA et l’ONG Aide Action qui, à travers le projet de renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale en Guinée, nous ont accompagné dans la conception et l’élaboration de ce programme qui découle de l’analyse détaillée des problèmes liés à l’éducation citoyenne au niveau du terrain et de la confrontation de diverses propositions émanant des acteurs du domaine.
Mesdames et Messieurs,
Le PRONEC vise à amener les citoyens à s’approprier et à vivre les valeurs républicaines à travers une citoyenneté active en vue de leur participation au développement national.
Les grands axes d’interventions retenus pour concrétiser cet objectif sont les suivants :
La promotion des valeurs civiques et éthiques auprès des populations ;
Le développement d’une offre de formation en éducation civique en milieu formel et non formel ;
La Participation citoyenne et cohésion nationale ;
Le pilotage et suivi du programme.
Pour réaliser ces quatre grands axes d’intervention, des actions fondamentales permettant le développement significatif de l’éducation à la citoyenneté ont été identifiées pour mettre en œuvre à travers des activités concrètes.
Vu le nombre de ces actions, le financement du PRONEC dépassera certainement les possibilités de l’Administration. Toutefois, compte tenu de l’importance des objectifs fixés, il s’avère indispensable de mobiliser tous les moyens nécessaires pour l’exécution des actions retenues.
Le PRONEC se veut être une réponse à la volonté de l’État guinéen de faire de la restauration des valeurs de construction citoyenne, une priorité de son action.
La réussite de la réalisation des actions retenues dans le Programme repose principalement sur une compréhension mutuelle et une collaboration effective entre l’administration et les bailleurs de fonds ainsi que sur l’efficacité de la coordination au niveau de la Direction Générale de la Promotion de la Citoyenneté.
Car, grâce à ce programme on peut :
éviter une duplication des mêmes actions dans le secteur et, de ce fait, le gaspillage de ressources ;
orienter le financement extérieur uniquement pour les actions déjà identifiées ;
assurer une meilleure concertation, complémentarité et coordination des interventions réalisées par les différents bailleurs de fonds et agences d’exécution ;
utiliser les moyens financier, technique et humain de façon plus rationnelle et plus efficace ;
Le coût de mise en œuvre du Plan d’actions du Programme national d’éducation à la citoyenneté est évalué à trente-cinq million de dollar US pour la période de 2024-2028.
Mesdames et Messieurs,
La Direction Générale de la Promotion de la Citoyenneté dispose des avantages comparatifs pour la mobilisation des ressources pour l’opérationnalisation de ce programme dans l’espoir que « d’ici 2028, les populations auront développé des compétences, des valeurs civiques et morales, des attitudes et des comportements qui favorisent la solidarité, le renforcement de la cohésion nationale et le vivre ensemble ».
Notre Direction contribue à la consolidation de la paix et à la réconciliation nationale ainsi qu’à l’instauration d’une citoyenneté active. Cette contribution se traduit par la mise en place sur toute l’étendue du territoire national, des structures relais comme la plateforme E-Patriote, des groupes de leaders d’opinion intervenant dans la lutte contre les discours de haines et des centres d’éducation Civique et électorale qui œuvrent en faveur de la promotion de la citoyenneté et de l’engagement citoyen.
Nous avons un accès aux différentes institutions du pays avec une expérience dans la réalisation et le suivi des projets couvrant l’ensemble du territoire national ainsi qu’une capacité d’identifier les sources de financement, de mobiliser et gérer efficacement les ressources.
Mesdames et Messieurs, je m’excuse d’avoir été long mais il m’est paru indispensable de vous fournir ces éléments qui serviront de base à nos échanges.
Je vous remercie.