Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), à travers la Direction Nationale de l’Administration du Territoire (DNAT), a lancé, ce samedi 15 août 2026 à Coyah, la mission nationale de vulgarisation des données actualisées du découpage territorial de la République de Guinée.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des autorités administratives et communales de Coyah ainsi que de l’ensemble des sous-préfets relevant de cette juridiction.
Conduite par M. Mohamed Lamine DOUMBOUYA, la mission de la DNAT vise à porter à la connaissance des autorités administratives et locales les données actualisées relatives à l’organisation territoriale du pays. Il s’agit notamment de permettre aux responsables à la base de maîtriser avec précision le nombre de régions, préfectures, sous-préfectures, communes, quartiers, secteurs et districts relevant de leurs juridictions respectives.
À cette occasion, la mission a également insisté sur la nécessité du strict respect des textes régissant le découpage et l’organisation administrative du territoire national. Les autorités locales ont notamment été mises en garde contre toute érection irrégulière ou modification non autorisée d’une entité administrative ou territoriale, susceptible d’entraîner des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
La DNAT a rappelé que la création ou la modification de certaines entités territoriales relève de compétences légalement définies. Ainsi, l’érection des régions, préfectures et sous-préfectures relève de l’autorité du Président de la République, tandis que les quartiers et secteurs relèvent des compétences prévues par les textes en vigueur, sous l’autorité du département en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, selon les procédures établies. Les évolutions relevant du domaine législatif demeurent, quant à elles, de la compétence du Parlement.
La mission a par ailleurs souligné que les données du découpage territorial constituent un référentiel dynamique, appelé à évoluer en fonction des réalités démographiques, administratives et socio-économiques du pays. Toutefois, toute érection d’une localité à un rang administratif supérieur doit impérativement répondre à des critères précis et s’inscrire dans le respect des procédures légales et réglementaires.